CONAPAC : «l’agriculture familiale peut faire le contrepoids des importations alimentaires en RDC »

La Confédération nationale des producteurs agricoles du Congo (CONAPAC), qui fait de l’agriculture familiale son cheval de bataille. Elle avait donc salué l’adhésion de la République démocratique du Congo à la Décennie des Nations Unies pour l’agriculture familiale (DNUAF).

À travers l’intervention du Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo lors du Sommet des Nations Unies sur les systèmes alimentaires. Dans son communiqué, la CONAPAC s’était réjoui de voir dans la déclaration du Chef de l’État une sorte de rédemption au regard des penchants du Gouvernement national, à aller vers l’agrobusiness avec des projets budgétivores comme Bukanga-Lonzo, Nkundi, etc.

« La CONAPAC, fort de son slogan : « l’agriculture familiale peut nourrir le Congo, si elle est soutenue », invite le Président de la République et son Gouvernement à se mettre à l’écoute des organisations des producteurs familiaux. Ces derniers qui ont déjà déposé dans leurs cabinets, plus d’un mémorandum demandant l’opérationnalisation de la loi portant principes fondamentaux du secteur agricole. Mais aussi, la prise en compte de la sécurisation foncière des petits producteurs agricoles dans la réforme foncière en cours. Et, l’accès au crédit des petits producteurs ainsi que la mise en œuvre du Fonds national pour le développement de l’agriculture (FONADA), etc. », a noté le communiqué.

Selon ce même communiqué, la Loi portant principes fondamentaux du secteur agricole (Loi agricole) reconnait en son article 14, l’agriculture familiale comme toute exploitation dont le personnel est constitué des membres de la famille de l’exploitant. Et elle définit aussi l’agriculture de type familial comme toute exploitation familiale qui recourt à une main d’œuvre contractuelle et qui constitue une unité de production d’une capacité moyenne.

Et en RDC, poursuit la même source, l’agriculture familiale fait le contrepoids des exportations alimentaires qui raclent des fonds colossaux du trésor public. Jusqu’à preuve du contraire, confirme-t-elle, c’est l’agriculture familiale qui nourrit encore les populations de la RDC grâce à une offre permanente en produits vivriers (manioc, légumes, fumbwa, haricots), et ligneux  (mbinzo, mpose, cilombomlombo, etc.)

Et de l’avis des experts, à en croire ce communiqué, « l’agriculture familiale produit aujourd’hui plus de 60% de la nourriture consommée dans le monde et emploie 40% de la population active mondiale. Elle joue donc un rôle majeur dans la sécurité alimentaire et dans la lutte contre la pauvreté. Elle est également une réponse face aux changements climatiques. 70% de gens qui ont faim sont des petits agriculteurs familiaux dans les pays du Sud. Si on aide ces derniers à développer leur activité, on peut réduire drastiquement le nombre de personnes qui ont faim dans le monde. Le modèle agro-industriel montre ses limites : il ne permet pas de nourrir l’ensemble de l’humanité et l’utilisation à outrance de produits chimiques et de semences génétiquement modifiées nuit à notre santé et à notre environnement ».

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