Crise en Ukraine : Les entrepreneurs agricoles congolais appelés à produire suffisamment des maïs

Dans un post sur les réseaux sociaux, un entrepreneur agricole congolais, M. Modeste Modikilo, prévient déjà sur les conséquences économiques de la 3ème guerre mondiale qui se profile déjà avec l’invasion russe en Ukraine. Il soutient que ce conflit commence déjà à produire des effets négatifs sur le commerce international dans certains coins de la planète, cas du maïs et du blé.

Selon lui, les prix du blé et du maïs commencent à monter en occident. Et que les Émirats-Arabes Unis et autres pays du Proche et Moyen Orient dépendent presque totalement des importations de ces céréales de premier plan de l’Ukraine et de la Russie.

« Chers entrepreneurs agricoles, c’est pendant des moments comme ceux-ci que les grandes opportunités de business naissent, et où il faut de l’intelligence financière pour les saisir au bond. Liguons-nous en nous organisant ensemble pour produire suffisamment des maïs. C’est juste 4 mois par cycle de production, et au besoin 2 fois l’an, ou même en continue par les cultures intensives indépendantes des saisons », a-t-il fait appel à ses collègues.

Et de poursuivre : « L’union fait la force. Bannissons la dispersion et les isolements, mettons-nous ensemble pour constituer une force et adhérer à des chambres de commerce avec comme soubassements, des productions quantitatives et qualitatives exportables. C’est maintenant le moment de mettre intelligemment en pratique toutes les théories scientifiques et toutes les expériences et connaissances que nous avons en quantité ».

Hausse des prix des produits au Nord-Kivu

Et depuis jeudi 03 mars dernier, toujours à travers les réseaux sociaux, une autre alerte est lancée aux Nord-kivusiens qui doivent désormais considérer aujourd’hui que leur vie sociale est menacée. Puisque, à en croire le lanceur de cette alerte, un sac de sucre de 50kgs qui coûtait 40$ coûte maintenant 55$. Et un bidon d’huile de 20 litres qui coûtait 30$ coûte actuellement 45$.

Et le pain de 2000fc coûte aujourd’hui 2.500 francs congolais, y compris le carburant pour ne citer que ceux-ci. « Ici personne n’en parle, même la Société civile n’appelle pas à la journée ville morte. Mais si c’était les intérêts politiques, on aurait plusieurs sociétés civiles appelant à des actions citoyennes. Et beaucoup ne vont même pas partager dans leurs groupes », a déploré ce lanceur d’alerte depuis la province du Nord-Kivu.

Lepetit Baende

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