FAO sensibilise les parlementaires nationaux sur la situation de la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations

En République démocratique du Congo, 27 millions des personnes souffrent gravement de la faim, soit une personne sur trois. Une insécurité alimentaire dont l’organisation des Nations-Unies pour l’alimentation et l’agriculture sensibilise les parlementaires pour que ces derniers s’approprient en élabora des textes statutaires.

Une sensibilisation qui s’appuie sur l’article 25.1 de la déclaration Universelle des Droits de l’Homme, adoptée par l’Assemblée Générale des Nations Unies, qui reconnaît le droit à l’alimentation comme un droit fondamental, mais également de gravité du problème à la suite de nombre des cas des personnes touchées par la famine comme l’indique le bureau de la FAO en RDC.

Interrogés à ce sujet, le directeur pays, Aristide Ongone Obane a affirmé qu’un plaidoyer auprès des parlementaires peut jouer un rôle plus accru dans la lutte contre l’insécurité alimentaire et nutritionnelle dans le but de contribuer à l’atteinte du défi « Faim zéro » d’ici 2030 et du développement inclusif et durable de la République démocratique du Congo. »

Une occasion aussi de mettre en place, l’Alliance Parlementaire panafricaine en faveur de la sécurité alimentaire et la nutrition (PAP-FSN) qui dispose de la capacité à fournir un espace dédié aux processus législatifs qui veille à garantir le droit à l’alimentation, encourager la participation, mettre en relation les parties intéressées, améliorer la transparence et promouvoir le soutien technique et la sensibilisation. La FAO, en partenariat avec le PAM, l’OMS et l’UNICEF, se sont engagés à renforcer les capacités des Parlementaires sur la situation de la sécurité alimentaire du pays.

Honorable Annie Mombunza donne plus des détails.

La situation de la sécurité alimentaire et nutritionnelle en RDC reste préoccupante depuis plus de 3 décennies. On observe une prévalence du retard de croissance avec des conséquences importantes sur le développement cognitif des enfants, sur le capital humain et la productivité économique du pays, évalué à plus de 40%.

La prévalence de la malnutrition aigüe évaluée actuellement à 8% touche environ deux millions d’enfants de 6 à 59 mois. Les derniers résultats des analyses du 20e cycle, du cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC) en RDC, qu’en 2022, environ 26 millions de personnes sont en insécurité alimentaire. Et si rien n’est fait en urgence la situation risque de s’aggraver.

 

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