Hubert Kabasubabu a recommandé l’élimination des tracasseries et la relance de l’agriculture

Économiste de renom, le professeur Hubert Kabasubabu dans une interview exclusive accordée en son temps à Siloé TV, avait fait part de sa réflexion autour des priorités économiques dont il proposait au Président de la République Félix-Antoine Tshisekedi Tshisekedi, alors qu’il venait de briguer la magistrature suprême. Ainsi, a-t-il pensé que l’État congolais devrait en premier lieu, commencer par arrêter avec les tracasseries administratives dans le secteur économique, et relancer son secteur de l’agriculture.

« Pour le nouveau Président de la République élu, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, la priorité n°1 c’est l’alimentaire, qui est liée à la condition de la relance de l’agriculture. Mais en ce moment ici, à vue, même pas à court terme, donc, maintenant, demain, les jours qui suivent », avait-il insisté. A l’en croire, la première démarche pour cette relance du secteur agricole consisterait d’abord à mettre fin aux tracasseries administratives dont souffrent les producteurs agricoles à travers le pays.

« Quand on parle de l’agriculture, ou donner à manger à la population, évidemment il faut comprendre qu’il ne s’agit pas d’offrir la nourriture à la population. La population peut acheter. Aujourd’hui la population achète le maïs, le haricot, etc. Donc, d’abord l’alimentaire. Et l’alimentaire par la relance de l’agriculture. La première démarche pour relancer l’agriculture, la toute première démarche pour avoir les aliments sur les tables des Congolais, la première démarche qui est la plus simple, qui ne demande pas l’argent, c’est éliminer le harcèlement administratif, le harcèlement fiscal, le harcèlement sécuritaire dans tous les créneaux de production, de transport et de distribution des produits agricoles », avait soutenu en son temps M. Hubert Kabasababu.

Pour lui, il y a beaucoup de produits qui chôment à l’intérieur du pays à cause des tracasseries administratives. Voilà pourquoi, il avait estimé qu’aujourd’hui, avant même d’arriver à la nécessité de l’assistance aux producteurs avec les engrais, les semences, avant même d’arriver à la problématique de la mécanisation, la première démarche c’est d’abord éliminer les tracasseries administratives sur toute la ligne.

« Parce qu’aujourd’hui il y a beaucoup de gens qui ont des productions à travers le pays, et qui ne peuvent pas arriver avec leurs produits dans des grands centres de consommation, tout simplement parce qu’il y a harcèlement administratif. Ils vont payer plusieurs taxes. Il y a des barrières même sur le fleuve », avait-il déploréy.

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