Nord-Kivu/Butembo : Pamoja Service dénonce la hausse du prix des intrants agricoles sur le marché local

Basée dans la ville de Butembo, province du Nord-Kivu, l’entreprise agricole Pamoja Service dont le slogan est « pour un monde sans faim », a rendu publique samedi dernier, une déclaration relative à la hausse du prix des intrants agricoles. Elle fait remarquer, avec regret, que c’est depuis des mois qu’il y a la flambée des prix des intrants agricoles sur le marché local.

Parmi ces intrants, elle cite le maïs, le soja, etc., des céréales précieux pour l’alimentation des familles et aussi pour les volailles. Aujourd’hui, précise Pamoja Service, 10 kg de maïs se vend au marché à 15.000 francs congolais, contrairement aux mois précédents où les 10 kg étaient évalués entre 7 et 8000 FC.

Selon cette entreprise, ce prix galopant serait la conséquence de plusieurs facteurs. Parmi lesquels, le plus majeur c’est l’activisme des groupes armés dans les zones telles que Komanda, Kiwanja, où ces céréales sont cultivées. « Ces groupes armés contraignent les populations locales à abandonner leurs activités champêtres, une situation qui occasionne la rareté du maïs et d’autres intrants agricoles importants », souligne-t-elle.

L’entreprise Pamoja Service affirme que les victimes de cette situation sont des familles déplacées, les éleveurs qui dépendent de ces intrants dans leurs activités agro-pastorales. Pire encore, ces prix élevés de maïs impactent négativement sur les opérations commerciales des poules et autres volailles.

Face à cette situation, l’entreprise agricole Pamoja Service appelle les autorités compétentes (administratives et militaires) à peaufiner des stratégies dans l’urgence pour sécuriser les zones en proie à l’insécurité afin de permettre aux populations d’accéder à leurs champs. Aux services spécialisés de sécuriser les populations qui ne cessent de produire ces intrants agricoles dans ces zones devenues des mouroirs.

Aux populations concernées, l’entreprise Pamoja Service leur demande de collaborer avec les services de sécurité et de ne pas perdre espoir. « Un jour, ça ira mieux », exhorte-t-elle. Et aux éleveurs d’user d’autres méthodes d’alimentation jouant les rôles de ces intrants devenus rares sur le marché.

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